Utiliser Memo
Memo est un outil collaboratif en temps réel pour organiser ses idées collectivement, sous forme de tableau de post-its ou de carte mentale. Ouvrez un tableau, écrivez, déplacez : tout le monde voit le changement au moment où vous le faites.
Ouvrir un tableau qu'on vous a envoyé et y écrire ne demande rien. Le compte sert à créer ses propres tableaux, à les retrouver et à décider qui peut les ouvrir et y écrire.
Créer un tableau
Depuis la page d'accueil, dites ce que vous créez, choisissez son point de départ quand il y en a plusieurs, puis donnez un intitulé et créez. L'adresse du tableau apparaît sous le champ à mesure que vous tapez : c'est le lien à distribuer.
| Ce que vous créez | Ce que vous obtenez |
|---|---|
| Tableau de post-its | Un mur de notes, avec ou sans colonnes |
| Carte mentale | Des nœuds accrochés les uns aux autres |
| Depuis l'existant | Un tableau Memo ou les cartes d'un wiki, relus |
Un tableau de post-its demande ensuite son point de départ :
| Point de départ | Ce que vous obtenez |
|---|---|
| Tableau vide | Une feuille blanche, sans colonnes ni image |
| Kanban | Cinq colonnes : idée, à faire, en cours, fait, au frigo |
| Six jours | Une colonne par jour, à partir d'aujourd'hui |
| Météo | Un ciel du grand soleil à l'orage, où se placer |
Une carte mentale part toujours vide, avec un seul nœud portant son intitulé.
Depuis l'existant propose deux sources et demande une adresse pour l'une comme pour l'autre. Pour un tableau Memo, c'est l'adresse où se trouve son export JSON. Pour un wiki, n'importe quelle adresse du wiki suffit, voir Les cartes d'un wiki plus bas.
Rien du point de départ n'est définitif : sur n'importe quel tableau, les colonnes s'ajoutent, se renomment et se retirent.
Les post-its
Les boutons colorés en haut du tableau ajoutent un post-it. Cliquez dessus pour écrire, cliquez ailleurs pour enregistrer. Déplacez-le où vous voulez.
- Les couleurs — cinq, choisies à la création du post-it et changées ensuite depuis la palette qui s'ouvre pendant qu'on écrit dedans.
- Les stickers — le bouton souriant, en haut du tableau, ouvre les émojis. Cherchez-en un par son nom anglais, ou collez n'importe quel émoji dans le champ. Le pointeur porte alors le sticker choisi, et chaque post-it cliqué le reçoit : marquez-en autant que vous voulez, le sélecteur reste ouvert, le temps d'un tour de vote. Un clic sur le fond du tableau, sur le bouton souriant, ou Échap, repose le sticker et referme le sélecteur. Pour retirer un sticker, cliquez-le là où il est posé, et lui seul s'en va. Un post-it en porte douze au plus, et les nœuds d'une carte mentale se marquent de la même façon.
- Supprimer — la croix en haut à droite du post-it.
Pendant que quelqu'un écrit sur un post-it, personne d'autre ne le peut : le post-it est retenu le temps de la saisie et relâché à la fin, de sorte que deux personnes ne peuvent pas s'écraser en pleine phrase. Le post-it dit alors qui le retient, avec sa photo à côté du nom quand il y en a une.
Les post-its sont à taille réelle : ce que vous voyez est ce qui sort de l'imprimante.
Les colonnes
Ajouter une colonne depuis le bouton à côté d'une colonne existante, ou depuis le menu du tableau s'il n'y en a aucune. Cliquez sur le nom d'une colonne pour le changer. Tirez la ligne entre deux colonnes pour changer leur largeur.
Les colonnes sont une couche sous les post-its, pas un contenant : un post-it lâché sur une colonne lui appartient, et retirer une colonne laisse ses post-its où ils sont.
L'allure du tableau
Depuis Options → Apparence, un tableau prend un fond. Une liste déroulante choisit entre les seize images fournies avec le serveur et celles que ce tableau porte ; le bouton à côté sert à n'avoir aucune image. Deux curseurs en dessous règlent ce qu'on voit de l'image et ce qu'on voit du tableau, et un sélecteur de couleur dit ce qu'il y a derrière quand il n'y a pas d'image.
Vos propres images sont dans la deuxième entrée de cette liste, avec les deux façons d'en ajouter : envoyer un fichier depuis votre machine, ou donner l'URL d'une image et laisser le serveur la lire. Dans les deux cas elle revient en WebP d'au plus 1920 pixels de large, et l'originale n'est pas gardée — une photo de quatre mégaoctets devient deux cents kilooctets sans que personne y pense. PNG, JPEG, GIF et WebP passent ; le HEIC, ce que prend un iPhone, demande un codec que le serveur n'a pas forcément.
Une photo prise au téléphone arrive dans le bon sens, quelle que soit la façon dont l'appareil était tenu. Et ce que le téléphone avait écrit en marge — où la photo a été prise, avec quel appareil — ne survit pas : une photo de vacances sur un tableau partagé ne dit pas où étaient les vacances.
Un tableau porte seize images — le nombre se règle à l'installation — et elles lui appartiennent : supprimez le tableau, elles partent avec. En envoyer une demande un compte, pour qu'il y ait toujours quelqu'un à qui parler d'une image ; ouvrir un tableau et y écrire ne demande toujours rien. La croix sur une image la retire pour tout le monde.
Coller une adresse, c'est lire, pas lier. Le serveur va chercher l'image une fois et la garde : les gens qui regardent votre tableau ne vont donc jamais rien chercher sur la machine que l'adresse désignait, et le tableau continue de marcher quand cette machine a disparu.
Revenir en arrière
Les deux flèches en haut, à côté des couleurs, ou Ctrl+Z et Ctrl+Y, reprennent ce que vous venez de faire : un post-it déplacé, un mot écrit, un nœud supprimé avec sa branche. Elles deviennent grises quand il n'y a plus rien derrière.
Elles ne reprennent que vos propres gestes, jamais ceux des autres. Et elles ne rembobinent pas le tableau : elles rejouent l'inverse maintenant. Si quelqu'un a touché la même chose entre-temps, votre retour en arrière l'emporte pour cette chose-là. Avec une exception : elles n'effacent jamais des mots écrits par quelqu'un d'autre. Si on a réécrit par-dessus votre texte, le retour en arrière passe son tour et vous le dit.
Se déplacer
Le tableau se regarde par une fenêtre, comme une carte.
| Se déplacer | Tirer le fond, ou la molette |
| Zoomer | Ctrl et la molette, le pincement, ou + et - |
| Zoomer sur un endroit | Double-clic ou double-tape dessus |
| Revoir tout le tableau | 0, ou le bouton dans le coin |
| Se déplacer au clavier | Les flèches |
Chaque bord du tableau peut être amené jusqu'à son côté de la fenêtre et pas plus loin : le tableau ne peut pas être perdu hors de l'écran.
Ce que vous regardez n'appartient qu'à vous. Rien n'en est envoyé à qui que ce soit, et rien n'en déplace un post-it.
Les cartes d'un wiki
En plus des post-its, un tableau peut porter des wikicartes : des cartes recto-verso venues d'un YesWiki, dessinées d'après l'outil qrcards. Au recto une image, une accroche et ses pictogrammes ; au verso le texte, le lien et un QR code vers ce lien. Elles se déplacent, s'empilent et se suppriment comme des post-its.
Une carte mentale suit les mêmes jeux, et une carte venue d'un wiki y est un nœud comme un autre : elle s'accroche à l'arbre par ses quatre poignées. Le double-clic, le crayon et F2 y ouvrent l'éditeur du wiki, pas une zone de texte.
Ajouter un jeu de cartes
Depuis Options → Sets de wikicartes, ou à la création d'un tableau, donnez l'adresse du wiki. N'importe laquelle de ses adresses convient : sa page d'accueil, une de ses pages, ou l'adresse d'un jeu si vous l'avez.
https://metacartes.net/wikicartes/
https://metacartes.net/wikicartes/?BazaR
https://metacartes.net/wikicartes/?PagePrincipale/edit&from=ailleurs
Memo lit le wiki et montre ce qu'il a trouvé. Un wiki porte deux sortes de jeux : un formulaire de cartes entier, et chacun des sets que le wiki nomme lui-même à l'intérieur. Quand il y en a plusieurs, vous choisissez.
Ajouter un jeu ne pose rien sur le tableau. Cela pose un bouton à côté des couleurs de post-its, et ce bouton ouvre un tiroir montrant toutes les cartes du jeu — celles déjà sorties cochées et grisées. Cliquez celles que vous voulez, ou toutes les ajouter. Un tableau peut suivre jusqu'à huit jeux : un atelier peut donc distribuer plusieurs paquets à la fois.
Les quatre coins d'une carte
Chaque commande apparaît quand le pointeur est sur la carte, ou en permanence sur un écran tactile.
- En haut à gauche — les flèches circulaires retournent la carte pour vous : rien n'est envoyé, rien n'est enregistré, comme une carte qu'on soulève sur la table. L'icône des personnes la retourne pour la salle, ce que tout le monde voit et qui survit à un rechargement.
- En haut à droite — supprimer. À l'écart du reste, parce que c'est la seule qui ne se défait pas.
- En bas à gauche — l'inclinaison. Tenez et montez ou descendez pour tourner la carte librement ; une tape la fait tourner de quinze degrés, ce qui est la façon de la remettre droite.
- En bas à droite — l'éditeur du wiki, dans une fenêtre par-dessus le tableau. La refermer relit le jeu aussitôt : votre modification apparaît immédiatement sur la carte.
Suivre le wiki
Tant que quelqu'un est sur le tableau, le jeu est relu environ chaque minute. Modifiez une fiche dans le wiki et la carte dit la nouvelle chose peu après, là où quelqu'un l'a posée — une carte sur le tableau n'est pas une copie mais une référence, donc une actualisation ne dérange jamais ni sa place ni son sens.
Si une fiche est supprimée du wiki, sa carte n'est pas retirée : rien ne doit disparaître sous quelqu'un en plein atelier. Elle reste où elle est et se grise d'un contour en pointillés pour dire qu'elle ne correspond plus au jeu.
Une carte est la carte imprimée, à la taille où elle s'imprime : 75 sur 125 mm, sur tout écran assez large — c'est ce qui fait de l'écran un aperçu de ce qui sortira de l'imprimante.
Partager un tableau
Le bouton de partage dans l'en-tête copie l'adresse du tableau. Quiconque l'a peut l'ouvrir et y écrire, sauf si le tableau a été fermé.
Fermer un tableau — depuis Partager le tableau → Accès au tableau, une personne connectée peut rendre un tableau privé. Il n'est alors ouvert qu'aux comptes qui y sont listés et à qui détient un lien de partage. Deux sortes de liens existent : un qui lit seulement, un qui écrit. Un lien se retire à tout moment.
Un lien de partage ouvre le tableau à sa propre adresse, /s/…. Elle ne dit
jamais comment le tableau s'appelle : ni la barre d'adresse, ni l'onglet, ni la
page, et le tableau n'entre pas dans la liste de qui l'a reçu. On peut donc la
coller dans une page sans donner en même temps le chemin de la porte d'entrée.
Qui ferme un tableau ouvert en devient propriétaire. Tant que personne ne l'a fait, n'importe quelle personne connectée le peut.
Dans une page à vous — le même panneau donne une iframe à coller, modifiable ou en lecture seule. Un cadre en lecture seule dessine le tableau sans aucun geste, ce qu'on veut à côté d'un article, et il porte une adresse à lui qui ne dit jamais quel tableau il dessine. Le tableau garde une seule adresse de ce genre et redonne toujours la même, si bien qu'un cadre collé le mois dernier marche encore. Elle se retire depuis la liste des liens de partage comme n'importe quelle autre.
Arriver par cette adresse donne la lecture et rien d'autre, sur un tableau ouvert comme sur un tableau fermé : le lien dit lecture, et le serveur y tient qui le suit. Vous et un administrateur faites exception, de sorte que vous pouvez encore écrire dans votre propre cadre.
Ce qu'un tableau ouvert n'empêche pas, c'est que quelqu'un qui connaît déjà l'adresse du tableau l'ouvre là et y écrive. Le lien ne la lui dit pas, c'est tout son intérêt, mais si l'adresse circule déjà, seule la fermeture du tableau la reprend.
Emporter un tableau
Depuis Partager le tableau → Exporter, un tableau s'emporte en :
- JSON — tout, et le seul qui se relit (Importer un tableau, ou Depuis l'existant à la création).
- JPEG — une image du tableau tel qu'il est.
- Texte et CSV — les post-its en mots, par colonne.
Les versions — depuis le même panneau, enregistrer une version garde le tableau tel qu'il est sous une date. Les versions survivent à un import : relire un autre tableau par-dessus celui-ci ne détruit jamais ce qui était là.
Les comptes
Ouvrir un tableau et y écrire ne demande jamais de compte. En créer un, oui, sauf si la personne qui fait tourner ce Memo en a décidé autrement.
Un compte donne :
-
Mes tableaux sur la page d'accueil — ceux que vous avez créés ou ouverts, les favoris en premier. Chacun dit ce qu'il est pour vous : à vous, partagé avec vous, ou simplement visité. Sans compte cette liste existe quand même, mais elle ne vit que dans ce navigateur.
-
Mon profil, dans le menu derrière vos initiales : la même liste avec un peu plus sur chaque tableau, une photo de vous si vous en voulez une, et, quand ce Memo est celui qui garde votre mot de passe, de quoi en changer. L'actuel vous est redemandé : une session restée ouverte sur une machine partagée ne doit pas suffire à vous enfermer dehors de votre propre compte.
La photo s'affiche à côté de votre nom partout où votre nom apparaît : dans l'en-tête, sur cette page, et sur les tableaux où vous êtes — dans la liste des personnes présentes comme sur le post-it que vous retenez — de sorte qu'une salle entière se reconnaît d'un coup d'œil. Identifié, vous y portez le nom de votre compte et le champ pour en taper un autre disparaît : il est fait pour les personnes qui ne le sont pas.
-
La possibilité de fermer un tableau aux autres, et d'être admis dans un tableau que quelqu'un a fermé.
Une personne administratrice dispose en plus de /admin : la liste de tous les
tableaux et de tous les comptes, avec de quoi cocher plusieurs tableaux et les
supprimer d'un coup, et un onglet Sauvegardes qui montre les copies de la
base présentes sur le serveur, permet d'en prendre une sur-le-champ, de les
télécharger et de les effacer. Une sauvegarde contient tout ce que l'instance
contient — les tableaux privés et les empreintes des mots de passe compris — et
se traite donc comme le serveur lui-même.
Les clés API
Un autre programme peut créer des tableaux à votre place, sans navigateur et sans votre mot de passe : une extension de wiki qui ouvre un tableau chaque fois que quelqu'un écrit un compte rendu, par exemple. Mon compte a pour cela une section Clés API : dites à quoi la clé servira, et elle vous est montrée une fois, seule occasion de la lire. Memo n'en garde qu'une empreinte, comme des mots de passe.
La clé sert ensuite à une seule chose, créer un tableau :
curl -X POST https://memo.example/api/boards \
-H 'Authorization: Bearer LA-CLÉ' \
-H 'Content-Type: application/json' \
-d '{"title": "Compte rendu du 12"}'
{
"name": "compte-rendu-du-12",
"room": "/compte-rendu-du-12",
"title": "Compte rendu du 12",
"kind": "board",
"url": "https://memo.example/compte-rendu-du-12"
}
Le tableau appartient au compte de la clé : il apparaît dans sa liste, et ce
compte peut le fermer aux autres ou le supprimer. kind vaut mindmap pour une
carte mentale, template prend le nom d'un modèle (kanban, week,
weather), et visibility mis à restricted crée le tableau déjà fermé.
La liste dit quand chaque clé a servi la dernière fois, et Reprendre l'annule sur-le-champ. Une clé vaut pour un programme : donnez-en une par programme, pour pouvoir reprendre celle-là seule.
Les langues
L'interface existe en anglais, français, espagnol et russe, et se change depuis l'en-tête de chaque page, celle-ci comprise.
Seule l'interface est traduite. Le texte des post-its, les noms de colonnes et les noms de tableaux sont ce que les gens ont tapé, et n'y touchent jamais.